L’Histoire est un boomerang impitoyable

Tsa; le Lundi 15 Fevrier 2016
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Elle est bel et bien là, malgré les minauderies des uns et des autres pour la renier. Hier, nous parlions de tous ces intellectuels et tous ces médias occidentaux qui avaient soutenu avec fougue et aveuglement l’islamisme sanguinaire des fanatiques afghans qui sont toujours gagnants, puisqu’après avoir vaincu l’armée soviétique, ils ont bouté dehors l’armée US.
Nous avions cité quelques journalistes et quelques intellectuels occidentaux qui, à l’époque (1980/1990), soutenaient l’islamisme macabre. Mais d’autres ont soutenu les États et les courants laïques qui s’y opposaient. Parmi eux, Jean François Kahn avait une attitude noble, honnête et perspicace. Régis Debré avait mené une lutte impitoyable contre ses collègues aveuglés, surtout par leur anticommunisme.
Ainsi, dès le début de l’apparition de l’islamisme barbare en Algérie, cette même presse et ces mêmes intellectuels se sont mis du côté du GIA, le défendant becs et ongles. Est-ce que les Algériens oublieront, un jour, le « Qui tue qui » ? Ou les rodomontades de l’ex-petit soldat algérien Souadia qui était devenu le héros préféré de la presse française et qui écrivait sur tous les toits que c’était l’ANP qui commettait les pires massacres contre des villageois innocents et non le GIA ?
Pire encore, à cette période, un certain nombre d’intellectuels français (journalistes, médecins, avocats et ingénieurs) sont venus en Algérie et se sont installés dans certaines zones où le GIA faisait la loi. Ils s’étaient habillés à l’afghane et avaient laissé pousser la barbe. Ils étaient venus soutenir le FIS qui avait gagné « démocratiquement » les élections législatives de janvier 1991.
Certes, c’était une poignée d’aventuriers fascistes, mais ils étaient là quand même !
Et en arrière-plan, toujours tapi derrière les mauvais coups, le sinistre Bernard Henri Levy, sioniste notoire et aventurier malfaisant qui, hier encore dimanche 14 février, réaffirmait  sur une chaîne publique française, sa fierté d’avoir aidé les islamistes libyens à prendre le pouvoir pour détruire ce pays et massacrer ses habitants.
Pour revenir à l’Algérie et dès que le GIA s’en est pris à la France, à L’Angleterre et à l’Espagne, à partir de 1995, en y commettant des attentats épouvantables, tout ce beau monde (et surtout BH Lévy) a retourné sa veste avec une rapidité et un cynisme incroyables. Comme il le fait maintenant, depuis que l’EI qu’il soutenait avec ferveur, s’est retourné contre ses bienfaiteurs pour massacrer d’une façon ignoble et barbare les populations européennes innocentes.
Mais face à ces revanchards ou mouchards des pays du Golfe, il y a des intellectuels de très grande probité en Occident et qui ont le vrai sens de l’Histoire parce qu’ils savent qu’elle est un boomerang impitoyable. Ainsi nous citerons parmi tant d’autres : Régis Debré, Emmanuel Todd, Michel Onfray et Michel Colon.
Enfin, une petite information : lorsqu’en 1994, j’ai publié un livre intitulé « FIS de la haine« , j’ai été soutenu fermement par une grande partie de l’intelligentsia européenne et par plusieurs journaux. Ainsi, « Le Figaro » en France, « IL Manifesto » en Italie, « Die Zeit » en Allemagne, m’avaient offert la responsabilité de chroniqueur permanent de 1994 à 1999 et m’avaient permis ainsi de défendre le combat du peuple algérien et de son armée contre les obscurantistes algériens.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rachid Boudjedra

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